Pensée de Félix Leclerc

Comme l’écorce entoure la sève, je l’ai tenue enveloppée dans mes bras toute la journée et peut-être même toute la nuit.
Elle n’était ni malade,ni triste, ni blessée. Je l’ai gardée et elle ne bougeait presque pas, comme la sève dans l’écorce.
Puis elle est partie. Et mes muscles, parfumés d’elle continuaient de l’étreindre.
Quand j’ai levé les yeux, j’étais un arbre ressuscité, plein de feuilles nouvelles.

Chansons pour tes yeux, Félix Leclerc

Publicités

Une réflexion au sujet de « Pensée de Félix Leclerc »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s