De gris et de granges

desgensetdeslieux

PAR CHARLES VINCENT

Cela fera sourire André.

Les granges, encore et toujours. J’y reviens par amour, par nostalgie. La nostalgie de cette enfance rurale qui fut la mienne. Moi qui n’ai pas grandi sur une terre, non, mais qui l’aurait tant souhaité. Un souhait d’ailleurs que les filles et les fils d’agriculteurs, mes compagnons d’autobus scolaire, envisageaient avec méfiance, eux qui n’avaient malheureusement trop souvent qu’une seule ambition, celle de se défaire de cet objet de railleries, eux qui rêvaient tant et tellement de liberté, loin du train, des travaux saisonniers et d’une autorité paternelle que l’on devinait sans faille. Longtemps je les ai jalousés. Toujours ils ne m’ont jamais compris. Les granges, donc, j’y reviens par nécessité. Qu’il fasse beau ou qu’il fasse gris. Les granges, encore et toujours.

View original post

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s